Le marché immobilier dans l’ancien

Avec 1 020 000 transactions réalisées sur douze mois à fin juillet 2019 (+ 7% sur un an), le volume annuel des transactions confirme le dynamisme exceptionnel du marché immobilier. Il est supérieur à celui cumulé sur un an le trimestre précédent (984 000 à fin mars), ainsi qu’à celui constaté un an plus tôt (953 000). Néanmoins, pour autant que ce record historique ait valeur d’étalon dans les années à venir, la proportion de ventes reste équivalente aujourd’hui à celle du début des années 2000, si on la rapporte au stock de logements disponibles qui augmente d’environ 1 % par an. De manière générale, les notaires ne constatent actuellement aucun affaiblissement de la dynamique, les volumes ne devraient donc pas baisser dans les mois à venir.

Le volume des ventes immobilières

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L’activité dans les offices notariaux a été particulièrement soutenue durant l’été, période habituellement calme. Le marché tourne à plein régime et les chiffres de l’automne devraient confirmer cette tendance. En Île-de-France, les volumes ont progressé de 4 % sur un an, portant le nombre de transactions à 181 840. Le record devrait être prochainement battu, porté par la vitalité de l’activité en Petite et Grande Couronnes.

La principale motivation des Français pour l’acquisition immobilière reste l’attractivité des taux d’intérêt, mais également le rendement limité de nombreux produits d’épargne qui a baissé, de concert, avec la baisse des taux.

L’immobilier reste un placement sûr, de meilleure qualité que les autres placements alors que la crise de 2008 reste encore dans toutes les têtes. Les Français profitent des circonstances et de leur confiance actuelle en l’économie pour procéder à un placement à long terme, en effectuant une acquisition de confort, selon des critères qu’ils ont eux-mêmes définis.

Le marché est loin d’être attisé par la spéculation. Les emprunteurs sont les grands gagnants de la stratégie des taux d’intérêt menée par la Banque centrale européenne (BCE). Cette baisse des taux favorise d’ailleurs, dans les communes les plus dynamiques, très largement l’achat au détriment de la location. Les notaires constatent que la moyenne d’âge des acquéreurs tend à baisser.